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Clare Finn. Picasso’s casting in bronze during World War II

Henri Cartier-Bresson Atelier de Picasso rue des Grands-Augustins

Henri Cartier-Bresson, Atelier de Picasso, rue des Grands-Augustins, Paris, 1944. musée national Picasso-Paris. MPPH2557 © RMN-Grand Palais (musée Picasso de Paris) / Daniel Arnaudet © Henri Cartier-Bresson / Magnum Photos © Succession Picasso, 2016

Cet essai sur la fonte de bronze de Picasso pendant la Seconde Guerre mondiale se veut complémentaire de l’essai de l’auteur dans le catalogue de l’exposition « Picasso Sculptures ». Dressant le contexte de cette activité, l’essai évoque d’abord des histoires apparentées au cet travail de Picasso et explique son origine. Premièrement il remarque sur l’origine du travail et ses antécédents. Il analyse ensuite les conséquences des réquisitions allemandes en France et les mesures prises par Vichy à cet effet, telle la campagne pour récupérer les métaux non ferreux. Il examine ensuite l’impact et les solutions de compromis pour le secteur métallurgie des systèmes d’approvisionnement établi par Vichy pour la répartition des matières premières malgré les exigences de l’occupant, ayant abouti à la thésaurisation des matériaux, et révèle comment Picasso contournait probablement le problème. L’essai étudie divers autres compromis que ces restrictions entraînaient pour les bronziers d’art qui devaient gagner leur vie et démontre leur persistance à travailler le bronze en 1941 et au-delà. C’est pourquoi les fontes de bronze de Picasso à cette époque sont moins déphasées qu’il ne l’a été indiqué auparavant. L’augmentation du nombre de pièces que Picasso faisait fondre en 1941 et la manière dont il payait ce travail démontrent une activité sans doute moins clandestine qu’on ne l’imaginait. En revanche, compte tenu des restrictions frappant les métaux non ferreux et du manque d’essence à des fins personnelles, le transport des sculptures en bronze, bien qu’apparemment parfaitement légal au moins jusqu’en 1942, semble avoir dû se faire dans une relative clandestinité. Enfin, l’essai étudie les changements d’attitude après la Libération qui ont été mentionnés auparavant.

This essay on Picasso’s bronze casting during World War II is supplementary to the author’s essay in the catalogue for the exhibition Picasso Sculptures. It establishes an overall background for the activity. First looking at when stories of the work emerged and the source for them. Then it discusses some of the effects German reparations had on France and Vichy’s measures to meet them, such as their campaigns to collect non-ferrous metals. It then discusses the effect on and response of the overall metallurgical sector to supply systems Vichy established for the distribution of raw materials and requirements to declare existing material stocks to fulfil German contracts for goods also to meet German reparations that led to hoarding of materials and suggests Picasso’s possible response to some of these activities. The essay then discusses the further compromises such measures taken by art bronze casters to earn their livings and evidence for their continuing activity, casting art bronzes, into 1941 and beyond. Thus Picasso’s casting bronzes at this time looks less out of step than has previously been indicated. Touching briefly on the increase in the number of pieces Picasso had cast in 1941 and the method in which he paid for the work, it points to it possibly being less of a clandestine activity than has also previously been thought. Despite indications casting sculpture may have been perfectly legal at least into 1942, problems of transporting the castings are looked at given the constraints Vichy’s campaigns to collect non-ferrous metals and the unavailability of petrol for private transport will have imposed indicating that the transport, at least, may have been clandestine. Finally it looks at changes of attitude that came about after the Liberation that have been reflected in the previous recounting of the activity.

Clare Finn, après une formation de restauratrice de tableaux et en joaillerie, a obtenu un doctorat sur le travail du métal décoratif chez Picasso au Royal College of Art à Londres et sur la collaboration de Picasso avec François Hugo, en 2004. Auteure d’articles sur Picasso dans le Sculpture Journal et le magazine Apollo, elle a également contribué à des catalogues d’exposition pour le Mucem à Marseille, La Piscine, musée d’art et de l’industrie André Diligent à Roubaix, et le Musée d’art moderne de Céret en France, ainsi que pour le National Museums of Scotland d’Édimbourg en Écosse et le Musée de l’orfèvrerie de la Communauté française au château de Seneffe en Belgique.

Clare Finn first trained as a conservator of paintings and as a jeweller before gaining her doctorate at the Royal College of Art, London on “Picasso’s Decorative Metalwork; his collaboration with François Hugo”, in 2004. She has published on Picasso in the Sculpture Journal and Apollo magazine, and in exhibition catalogues for Mucen, Marseille; La Piscine-Musée d’Art et d’Industrie André Diligent; Roubaix; Musée d’Art Moderne de Céret; The National Museums of Scotland, Edinburgh; and the Musée de l’Orfèvrerie de la Communauté Française at the Château de Seneffe, Belgium.